Madeleine Isaksson a étudié à l'Académie Royale de Musique de Stockholm.

Après avoir obtenu le diplôme de professeur de piano et ensemble auprès de Gunnar Hallhagen, elle entre en 1983 dans la classe de composition de Gunnar Bucht puis de Sven-David Sandström, et poursuit sa formation avec Louis Andriessen en Hollande, puis Brian Ferneyhough en France, à Royaumont. Des rencontres avec des compositeurs de traditions et d'esthétiques différentes, Iannis Xenakis, Morton Feldman et Emmanuel Nunes, ont contribué à l'essor de Madeleine Isaksson en tant que compositrice, sans oublier la révélation de la musique de Giacinto Scelsi à Darmstadt en 1986. Depuis le début des années 1990, elle vit et travaille en France, près de Paris.

Dans la musique de Madeleine Isaksson, les relations sont au premier plan, entre les différentes sources de timbres, ce qui les sépare, ce qui les fond. Les cadres initiaux peuvent être décrits comme des espaces: espaces d'intervalle, de registre et du temps, où le matériau se développe par le biais de termes opposés (lumineux / sombre, léger / lourd, de / vers... ). Des cellules mélodiques répétées sont rétrécies, agrandies, combinées et ensemble, elles créent une sorte de dessin élastique, toujours lié à une pulsation perceptible, parfois dissimulée.

"Il y a quelque chose qui se passe, quelque chose qui a été incorporé et qui trouve son expression dans une forme musicale." Cette citation ne s'applique pas seulement aux œuvres de Madeleine Isaksson prises individuellement, elle parle aussi de sa conception de la création comme un développement organique à partir des espaces et des déplacements.

Résume du texte, en anglais: Voices weave and converge ... © Andreas Engström